Mis à jour 08-02-2010 14:36
Superbowl: La Nouvelle-Orléans dans l’Histoire
Quatre ans après l’ouragan Katrina, la ville retrouve la fierté grâce à son équipe de foot US.
La finale inédite du Superbowl a tenu ses promesses. Et a débouché sur un happy end comme les aiment les Etats-Unis. Quatre ans après avoir été dévasté par l’ouragan Katrina, La Nouvelle-Orléans a retrouvé sa fierté et remporté le 44e Superbowl, l’événement sportif de l’année outre-Atlantique. C’est la première fois que l’équipe de Louisiane est sacrée championne. Les Saints ont dominé les Colts d’Indianapolis 31 à 17.
Manning malheureux
Un succès forgé, entre autres, par le quaterback Drew Brees, élu meilleur joueur de la rencontre. La finale a basculé à quatre minutes de la fin, alors que les deux équipes étaient encore au coude-à-coude. Les Saints prenaient l’avantage pour la première fois du match grâce à un touchdown de Jeremy Shockey, sur une passe courte de Brees (24-17). Puis Manning, l’alter ego de Brees à Indianapolis, voyait sa passe interceptée par la défense de La Nouvelle-Orléans. Tracy Porter faisait alors une course de 74 yards pour marquer un nouveau touchdown et donner un avantage décisif à son équipe (31-17). Malgré des efforts de dernière minute, les Colts ne parvenaient pas à marquer et s’inclinaient 31-17.
Scènes de joie
Le face-à-face entre les deux quaterbacks a donc tourné à l’avantage de Brees, alors que Manning, dont le père a joué à La Nouvelle-Orléans et qui a grandi dans la ville de Louisiane, était le héros malheureux de ce Superbowl, malgré des statistiques tout à fait correctes (31 passes réussies sur 45 tentées pour 333 yards gagnés, dont 1 de touchdown). Au coup de sifflet final, des milliers de supporters sont descendus dans les rues de La Nouvelle-Orléans aux cris de "Who dat ? Who dat say dey gonna beat dem Saints!" ("Qui ça ? Qui dit qu'ils vont battre les Saints"). Quatre ans et demi après l’ouragan Katrina, qui avait tué plus de 1.000 personnes, noyé la ville à 80% et forcé des centaines de milliers de personnes à fuir, ce titre donne une bouffée d’oxygène à La Nouvelle-Orléans.






